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COVID 19 : l’équipe dévastée

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Géographiquement, bien sûr ! Heureusement, jusqu’à présent, tout le monde va bien.

Voilà pour le putaclic. Merci d’être là.

Parce que oui, dévaster signifie, au sens métaphysique, « provoquer des perturbations graves ».

À l’inverse du taux de participation du premier tour des dernières élections municipales, le volume de lecteurs / engagement de cet article sera sans doute supérieur aux autres.

Forcément, nous avons beaucoup à faire sur ces réseaux en ce moment. En tous cas, beaucoup de temps à y passer.

Et il faut demeurer coordonné. Actuellement, l’équipe communication du groupe C3 est toujours soudée, mais les corps sont distanciés. Bretagne, Normandie, Centre Val de Loire et Auvergne – Rhône-Alpes. Grâce aux ancrages familiaux et aux moyens de communication à distance – nombreux – nous échappons à la diagonale du vide.

Encore faut-il que les réseaux ne soient pas trop encombrés. Cela peut être un vrai sujet lorsque nous sommes confinés à la campagne. Déjà, parce que le territoire dans son ensemble est encore loin d’être fibré. Et aussi, parce qu’avec la boulimie de bande passante que suscitent Netflix, Disney+, Pornhub, et autres occupations frénétiques qu’engendre l’attente confinée, ce n’est pas toujours simple.

Sur les réseaux sociaux, les uns et les autres rivalisent de créativité pour mettre en scène les affres sanitaires et numériques auxquels nous sommes confrontés.

Cela fait aujourd’hui dix jours que je suis en télétravail en Bretagne. Si les premiers ont été particulièrement occupés par la mise en place de notre plateforme collaborative et de cours à distance, j’espérais que ce confinement serait propice à un travail plus qualitatif. Sur nos sites actuels, la création de contenus et la mise en place de grandes nouveautés – à venir bientôt, je vous en reparlerai.

Mais qui dit confinement dit aussi évolution de plan de com’. A titre personnel, je suis dubitatif sur les salons en règle générale. Actuellement, la question ne se pose plus, puisque tout a été annulé. Quant à d’autres médiums traditionnels, comme la PQR, c’est compliqué parce que l’approvisionnement, la livraison et même les parutions sont loin d’être garanties. Et l’affichage, comment dire… Quel est l’intérêt de se pavaner sur les murs d’une ville désertée ? Plus que relatif.

Alors, il y a le digital. Sur les réseaux sociaux, il faut parler. Publier, coûte que coûte, y compris lorsque l’on n’a rien d’intéressant à dire. Il n’y a qu’à observer – pas trop longtemps tout de même – son fil d’actualité LinkedIn pour vérifier cette assertion !

Aujourd’hui, nous faisons en sorte de continuer d’animer une communauté qui n’a que peu de manifestations réelles. Comme la chaîne TV l’Equipe 21 qui faute de direct, verse dans la nostalgie avec la diffusion de matchs de foot vintage, nous aussi faisons appel à nos archives. Certes, moins glorieuses – encore que, mais c’est l’occasion de reprendre attache avec ses racines, son passé, ses valeurs, et aussi, de mesurer le chemin parcouru.

J’en oubliais les humains ! Mon équipe me manque évidemment. Ils ont d’ailleurs publié des articles qui m’ont beaucoup touché, parlant de seconde famille, ce que je partage absolument.

Malgré la multiplication des moyens de communications, les visios sur Messenger, le groupe WhatsApp qui chauffe en permanence et bruit tant de nos échanges pros que des conneries que nous ne pouvons plus nous jeter d’un bureau à l’autre, il y a un manque de chair dans tout cela.

Surtout, on ne sait pas combien de temps cette sale affaire va durer.

En revanche, pour raisonner de manière complètement déshumanisée, j’ai l’impression que, les uns et les autres ayant tout de même plus facilement qu’à l’accoutumée leurs moments de concentration, je me demande si nous ne sommes pas plus efficaces. C’est effrayant de se dire cela, mais en écrivant cet article, c’est une question que je me pose.

Dans une équipe qui allie communication et marketing, on allie du travail créatif avec des enjeux sonnants et trébuchants, qu’il faut suivre avec rigueur. Déjà, parce qu’à notre échelle nous disposons d’un gros budget, et surtout, que nos activités sont peu versées dans le pur institutionnel ou de notoriété.

Il faut mettre du chiffre d’affaires – au moins prévisionnel – face à ce que nous dépensons.

Avec ces tranches d’isolat quotidiennes, souples et aménageables, il y a une forme d’accomplissement dans le découpage des tâches. Si une intelligence artificielle était à ma place – si tant est que la mienne ne le soit pas – je crois qu’elle trouverait que nous sommes en progrès. Et qu’il n’y a pas lieu de revenir en arrière.

Quant à moi, qui ai la faiblesse d’être humain, j’imagine à quoi ressemblera le jour faste et très joyeux où nous nous retrouverons tous ensemble.

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