Équipe éclatée, mais équipe unie !

J’ai la chance de bosser au sein d’une équipe que je considère un peu comme une seconde famille.

On trime comme des malades, chacun donne le meilleur de ce qu’il a, et on se soutient les uns les autres.

Pourtant, de l’extérieur, nos journées doivent ressembler, pour nos collaborateurs, à des festivals d’impro et de calembours débiles. On passe notre temps à raconter n’importe quoi et à ricaner de nos conneries. On centralise toutes les micro-pauses clopes légales sur une unique MEGA-pause dej, qu’on prend si tard parfois que nos collègues à l’étage ont déjà entamé la seconde partie de journée — et se demandent si ça nous arrive de bosser.

Le pire, c’est que le week-end, on continue de s’envoyer des vannes collaboratives à coups de Whatsapp et de mèmes. Certains soirs de semaine, on peut même finir torchés à brailler au karaoké d’un petit bar-cave parisien.

Et tout ça, sans jamais s’arrêter de parler boulot, des projets, des idées… De tout faire pour que nos jeunes étudient dans les meilleures conditions, qu’ils se sentent intégrés à l’école et heureux de l’être. Que notre vision du travail, dur mais dans la joie et la bonne humeur, transpire un peu sur eux.
Certes, notre travail est entremêlé à un flot de conneries proprement hallucinant, mais qu’on ne s’y trompe pas. Notre vie est une réunion permanente, de celles qui sont prolifiques, fun et efficaces.

Et puis…

Toute cette belle dynamique, qui a mis près d’un an à se mettre en place, a pris un sacré coup dans l’aile à l’annonce du confinement.

Et oui. Encore ce mot. Mais n’est-ce pas notre quotidien à tous, désormais ?
Après ce qu’on appellera sans doute plus tard le Grand Exode de 2020, et une certaine stupeur d’après-coup, nous nous sommes retrouvés éparpillés aux quatre coins de France. Enfin trois, en l’occurrence.

La Bretagne, la Normandie, et la banlieue Lyonnaise.

Sans compter bien sûr nos autres collègues bien-aimés restés en région parisienne.

Je n’ose imaginer le drame si nous avions vécu cela un petit siècle plus tôt. Mais finalement, même si le contexte est révolutionné, grâce aux outils actuels, la dynamique ne change guère, et le travail, comme la vie, continue.
Le groupe Whatsapp est plus prolifique que jamais, la visio de groupe de Facebook Messenger est plutôt, à ma grande surprise, très stable.

Bon, comme beaucoup, je partage maintenant mon bureau avec des collègues d’un nouveau genre. Une batterie, un piano, une Fender Telecaster (smiley cœur), et tout un tas d’autres instruments ; deux gamins de 4 et 8 ans qui, pour une obscure raison, braillent mon nom à tue-tête et veulent toujours participer à mes visioconférences à coups de photo-bombs, un araignée au moins aussi velue que notre super-commercial du tertiaire qui m’observe à longueur de journée comme si elle guettait le moindre faux-pas de ma part ; et un bourdon magnifiquement balèze qui fait trembler la baie vitrée à chaque tentative désespérée de pénétration (titre).
Serais-je… devenu une super-star ?

Et pourtant.

Il y a une ambiance un peu glaciale dehors. Une certaine sensation d’être… comme en guerre. Les rares excursions au super-marché du coin se déroulent dans une sorte de paranoïa palpable. Les regards se croisent puis fuient, masqués et inquiets, suspicieux. À la maison, le sentiment d’isolation pointe le bout de son nez de temps à autres. L’angoisse, la peur d’avenir totalement incertain et imprévisible… de ne pas savoir combien de temps ce petit jeu va durer, de ne pas savoir comment ça va se passer…

C’est devenu une nouvelle norme pour le monde entier, une constante avec laquelle il va falloir apprendre à vivre.

J’ai la chance d’être avec ma famille en confinement — ma première famille, du moins — mais je sais que ce n’est pas le cas pour tous. Un proche récemment divorcé et laissé sur le carreau professionnellement, dû au confinement, se retrouve absolument seul, loin de ses deux enfants, dans un appartement de 15 mètres carrés. L’épreuve doit être plus difficile encore.

Dans ce genre de situation, il doit être aisé de se laisser envahir par le pessimisme latent.

Pourtant, la technologie et les réseaux sociaux sont toujours debout.
Au delà des fake-news et des vidéos de chats, ils permettent à tout un chacun de demeurer quelque peu connecté avec les siens. Et avec le monde.
C’est ainsi qu’on voit de nouveaux usages, de nouvelles coutumes.

Combien d’entre vous applaudissent à leurs fenêtres à 20 heures, chaque soir, pour remercier, même symboliquement, le corps médical qui risque sa vie chaque jour ? Combien d’entre vous se mobilisent pour confectionner des petits masques en tissu pour soutenir les infirmiers ou, à moindre mesure, simplement ses voisins ? Combien d’entre vous partagent plus que d’habitude, en toute simplicité, des choses rigolotes et légères, comme pour aider ses proches, mais aussi des inconnus, à retrouver le sourire.

Échanger à distance, par écrans interposés, ce n’est certes pas idéal, mais c’est presque vital. Considérés par beaucoup comme gadget, comme perte de temps, voire même comme danger il y a encore quelques jours à peine, les réseaux digitaux sont aujourd’hui l’un des derniers remparts contre l’isolement. Pour beaucoup, ils sont tout ce qui nous reste.

Le contexte, le décor ont changé. Mais je me lève ce matin heureux et motivé de retourner faire des heures supp’ dans la joie et la bonne humeur avec la team, même à distance, pour continuer de vous offrir ce même contenu de qualité, aider nos jeunes et, pourquoi pas, vous faire sourire avec un dessin, une story débile, ou un jeu de mot « de papa »…

Plus que jamais, la vie continue.

Prenez soin de vous, prenez soin des autres, restez chez vous, et suivez-nous sur les réseaux ! 😉

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