Vis ma vie d’Alternante : L’incertitude du premier emploi

Cette année 2020 signe la fin de mon cursus d’alternante.

Naturellement, j’avais déjà commencé à faire des plans pour la suite. Dans quelques mois, mon alternance prendrait fin. J’allais, heureuse d’avoir terminé ma formation, commencer ma carrière professionnelle.

Et même si je n’avais pas hâte de la période de recherche d’emploi pas toujours agréable, j’étais pressée de pouvoir commencer ce nouveau chapitre de ma vie. Pour moi ou certains de mes camarades de promo, le Graal du premier contrat semblait même à portée de main. 

La vie c’est comme une boîte de chocolats…

Mais voilà, une pandémie mondiale m’a stoppée net dans ma course, façon Gandalf le Gris.

Mes plans s’en virent quelque peu bousculés.

L’épidémie bouleverse l’économie globale et le secteur de l’emploi. Ses conséquences sont lourdes : les processus de recrutement sont pour la plupart interrompus, affaiblissant en même temps mes espoirs d’embauche rapide. Me laissant comme beaucoup à l’heure actuelle : frustrée, impuissante mais surtout inquiète au milieu de cette crise.

Vous ne passerez pas !

Plusieurs de mes amis, diplômés depuis la fin d’année dernière, étaient sur le point de rejoindre une entreprise avant l’annonce du confinement. Les mesures prises par le gouvernement ont fait voler en éclats leur proposition d’embauche. Normal, n’est-ce-pas ? L’activité de certaines entreprises étant à l’arrêt, le recrutement n’est évidemment plus à l’ordre du jour.

Comme dans toute tempête, il s’agit maintenant de se cramponner solidement et de tenir bon en attendant que ça passe.

Houston ? On a un problème.

Au-delà de cette interruption des processus de recrutement de bon nombre d’entreprises à l’heure actuelle, c’est l’avenir qui cristallise les doutes. Ce qui m’angoisse le plus, quand je regarde les infos à la télé ou à la radio, c’est ce qui nous attend après la fin de la pandémie. À entendre les experts et les chaînes d’info, on se dirige tout droit vers une catastrophe économique. Ce qui me laisse penser que les opportunités d’embauches risquent d’être nettement moins nombreuses.

Décrocher un emploi était déjà compliqué avant. Nous sommes des jeunes diplômés face parfois à des candidats beaucoup plus expérimentés… Avoir fait de l’alternance est, plus que jamais, un avantage indéniable. Le manque d’expérience, le plus grand défaut inévitable de tout nouvel arrivant sur le marché de l’emploi, risque d’être encore plus handicapant après la fin du confinement. Une de mes craintes est de voir les entreprises se concentrer sur la relance de leur activité et ne faire confiance qu’aux profils expérimentés, voire à leurs actifs actuels, se fermant totalement à l’extérieur.

I’ve god a baaad feeling about this.

Je suis consciente qu’il va falloir du temps avant le retour à la normale. Je ne m’attends pas à trouver quelque chose avant septembre. À moins que, possibilité plus réjouissante, il n’y ait un regain d’activité post-confinement et que les entreprises mettent les bouchées doubles pour redresser la barre, comme en période d’après-guerre. 

Le problème réside aussi dans la cécité totale des entreprises elles-mêmes sur ce qui les attend…

L’important n’est pas la chute. Mais l’atterrissage.

« Flou » est le mot qui me vient face à cette situation. L’incertitude concernant l’état du marché après la période de confinement oblige à envisager d’autres alternatives et de revoir ses plans de départ.

Aujourd’hui je me pose beaucoup de questions.

Je commence à me dire que je devrais peut-être chercher à faire des formations pour augmenter mon bagage. Cette période est l’occasion d’affiner mon projet professionnel, et pourquoi pas d’approfondir certaines de mes compétences (photoshop, montage vidéo…). Quant aux stages à l’étranger, cela me paraît hors de portée à l’heure actuelle.

Le monde se divise en deux catégories…

La perspective de passer plus de temps que prévu sans activité n’est pas envisageable pour moi. Et puis, j’aimerais éviter d’avoir un trou dans mon CV et de passer pour quelqu’un qui manque de motivation auprès des recruteurs, même si j’ose espérer que ce genre de réflexion rétrograde restera derrière nous. 

Je sais que ce billet est peut-être un peu tristou. En le relisant je m’en rends bien compte. Mais je pense qu’il est important d’accepter la difficulté d’une situation pour mieux l’évaluer et la surmonter. Pour le moment, ce qu’on a de mieux à faire, c’est de ne pas baisser les bras, rester actif, apprendre davantage, lancer des projets, continuer les recherches en montrant aux entreprises qu’elles peuvent avoir confiance en l’avenir. Confiance en nous.

Peu importe ce qu’on pourra vous dire, les mots et les idées peuvent changer le monde.

Je nous souhaite à tous, alternants ou pas, de trouver la force et le courage de surmonter nos angoisses, d’aller de l’avant et de trouver le job de nos rêves et notre place dans ce nouveau monde.

Bonne semaine à tous.

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