Vis ma vie de chien

Ouaf ! Salut c’est Kenji, le Shiba Inu d’Oriana. 

Je profite que ma maîtresse soit sous la douche (encore !) pour prendre le contrôle de sa chronique.

Comment ça, c’est quoi un Shiba Inu ? Bah c’est une race de chiens japonais, quoi, sortez un peu !

Comment ça, vous pouvez pas ? Vous non plus ?!

Parlons peu, parlons chien.

Bon, je suis désolé de court-circuiter votre article hebdomadaire, mais croyez-moi, ça devenait urgent. Au nom de toute la Caninité, j’ai des choses à dire, et je vais essayer de ne pas les aboyer.

Voilà : je ne comprends pas totalement ce qui se passe mais il y un truc qui cloche, j’en mettrais ma patte à couper. Déjà, j’aimerais savoir pourquoi elle est tout le temps à la maison ! J’ai plus aucune intimité maintenant ! Je ne sais plus où aller pour la fuir. Quand je bouge dans le salon, elle est là. Le jardin, encore là, elle me suit comme mon ombre. Et à la longue, moi je commence à saturer. 

Y a un nonosse dans le potage.

Oui, OK, je sais, je suis à croquer, mon pelage roux et mes grandes oreilles pointues de renard la rendent folle de moi. JE SAIS ! Je n’y suis pour rien, notez. Je suis né comme ça. Mais est-ce qu’elle pourrait tout de même me lâcher les papattes deux secondes, que je puisse respirer ?

En balade, c’est encore pire ! Déjà, overdose ! Elle me promène beaucoup trop ! C’est comme si elle m’utilisait comme prétexte pour avoir le droit de mettre la truffe dehors. Sauf qu’elle a oublié que je suis un gros patapouf de 9 ans qui ai besoin de mes 22 heures de sommeil quotidienne ! Alors non, je n’irai pas récupérer cette fichue baballe pour la troisième fois de la matinée. Je ne suis pas le toutou à sa mémère, hein !

Enfin je dis ça…

Je suis un chien-chien exquis.

On va pas se mentir : en vérité c’est bien cool d’être avec sa maîtresse H24. Moi, j’ai le droit à double dose de caresses et de bibis sur la truffe. Et puis, elle a plus de temps pour jouer avec moi et, comme elle s’ennuie parfois (souvent), elle m’achète tout plein de jouets et de friandises. Je croule sous les pouët-pouëts et les os à mâcher. Je peux vous dire que les autres fidèles chiens-chiens du quartier paieraient leur lot de nonosses pour être à ma place.

Mais j’ai de plus en plus de mal à la reconnaître ! Elle passe beaucoup trop de temps dans la cuisine à courir partout. Elle agite ses spatules dans les mains comme si elle voulait jouer à va-chercher, des kilos de farine plein les cheveux. C’est un massacre mais c’est bien drôle à regarder. Je dois bien avouer que ce spectacle compense un peu l’absence du livreur Über Eats bi-hebdomadaire sur lequel j’adore aboyer.

Alors pour passer le temps, je m’amuse à rester dans ses pattes. Ça la rend folle. Parfois, elle trébuche. Haha. Je reste très joueur. En prime, ça me permet de choper tout ce qu’elle fait tomber par terre. Autant dire un paquet de bonnes choses. Même plus besoin de jouer les yeux de la pitié pour avoir droit aux biscuits apéro.  

On n’est pas des chats, quand même !

Mais au-delà de ça, son comportement est vraiment bizarre. Je ne l’explique pas. Le soir, elle gesticule comme une dingo en haletant comme un bœuf à l’agonie, dans une tenue fluo qui, je dois dire, est une agression terrible à mes yeux canin hyper-sensibles. Si quelqu’un pouvait m’éclairer sur la raison de cette étrange lubie, faites le moi savoir, c’est flippant. Ils font ça vos maîtres, à vous ?

Je veux bien faire l’effort de m’habituer à cette petite routine mais Paris me manque. Les grands immeubles où je marquais mon territoire, les klaxons de voiture de bon matin, le parc de Vincennes, la chienne de la voisine du 3ème, le boucher du quartier… Notre bonne petite vie me parait bien loin. Maintenant, mon quotidien, c’est le réveil par le coq aux aurores, chasser les mouches et aboyer sur les voisins qui bricolent à longueur de journée et perturbent toutes mes siestes.

C’est une vie d’humain, le confinement.

Heureusement, j’ai cru comprendre que j’allais bientôt rentrer ? Un monsieur avec un drôle de pelage bicolore semble en avoir parlé ? Ben j’ai hâte de rentrer ! Et puis le train, j’adore ça ! Tout le monde me mate avec des yeux en forme de cœur, on loue mon charisme, me dit que je suis beau en me gratouillant la tête. La rançon du talent, sans doute. 

Bon allez ! Je n’entends plus l’eau couler ! 

Je laisse ma maîtresse reprendre la main pour la semaine prochaine. Trop dur ce boulot. Taper sur un clavier, avec ces grosses patounes, je vous raconte pas le calvaire. Allez hop ! Sieste jusqu’à demain.

Bises à tous, prenez soin de vos puces et restez chez vous, mais sans défoncer les canap’, apparemment c’est mal vu.

Kenji. Le Shiba Inu. (Maintenant vous savez ce que c’est alors faites pas genre.)

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