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Le blues de l’apprenti : passage à vide ou vraie problématique ?

Je n’ai jamais été du genre déprimé.

Au contraire, on me voit généralement comme une personne plutôt joviale avec des tendances de clown de service.

Évidemment, il m’est arrivé -comme tout le monde je pense- de vivre de véritables passages à vides.

On tombe…

La période post-bac n’a pas été de tout repos pour moi. Déjà parce que j’avais décidé de me lancer dans la médecine (non mais sérieusement quelle idée !). 

Mais également parce que je me sentais perdue quand on commençait à me parler d’avenir. Le genre de sujet qui te fait perdre pied, comme si tu tombais d’un escalier infini. Peut-être que j’ai été trop brusquée, obligée de trouver ma voie dès mes 18 ans. Pour répondre aux attentes de mes parents, je me suis forcée à rentrer dans une case qui ne me correspondait pas. Un peu comme pendant mes babysittings où le fils de mes voisins s’évertuait à rentrer son cube dans le rond… 

Quand ça veut pas, ça veut pas !

J’ai donc fait partie de ce cliché de l’étudiant complètement paumé et qui s’embarque dans des études afin d’avoir ce cadre sécurisant. Je suis passée par tellement de chemins divers et variés que mes pauvres parents s’en arrachaient les cheveux. Je peux vous dire que quand on voit les autres avancer tandis qu’on fait du sur-place, qualifié en rien spécifiquement, le coup de déprime… il est fatal. T’as beau essayer de te rassurer, c’est un tourbillon de panique qui t’emporte et t’as intérêt à avoir une bonne ancre pour ne pas partir à la dérive. 

…pour mieux apprendre à se relever.

Heureusement pour moi, grâce à la persévérance de mon entourage (et à une foule de tests de personnalité en tous genres… merci Cosmo !), j’ai pu trouver une formation dans laquelle je me suis épanouie. Alléluia ! Je vous jure que je commençais ne à plus y croire.  En fait, je pense que c’est en débutant l’alternance que j’ai pu enfin avoir l’impression de faire quelque chose qui compte. C’est cucul à souhait, mais c’est vrai ! Un pied dans le monde du travail, avec toujours ce côté étudiant qui rassure. Lorsque tu fais une connerie, bah tu as ton super-joker : 

« J’apprends encore, sorry ».

Celui-là, il sauve des vies. ????

Mon déménagement à Paris pour ma poursuite d’étude n’a pas été facile non plus. Laisser derrière soi famille, amis d’enfance, repères… ça met un coup au moral ! Dans ce nouveau cadre, j’ai dû me (re-)construire de A à Z sans le soutien émotionnel et surtout financier (du biff, du biff !) de la part de mes parents. Oui, c’est nul mais on en revient souvent à ça. Vous n’allez pas tomber des nues ; les logements à Paris sont hors de prix, et les commerces ont visiblement reçu le mémo (merci au diktat du Franprix !).

Il faut être milliardaire pour vivre comme un pauvre à Paris.

Bon… maintenant que je vous ai bien fait chialer, c’est l’heure de vous dire qu’en vrai ma vie est plutôt cool ! 

Paris a été pour moi une super découverte professionnellement, culturellement, amicalement et gastronomiquement parlant. Je ne vois même plus les points négatifs. 

C’est ici que j’ai trouvé mon 2ème frère « from another mother ». (Je t’avais dit que je te citerai, Yann, mais prends pas trop la confiance non plus… ????) 

Ici, également que j’ai été finaliste du concours de « meilleur apprenti » avec le groupe Accor. 

Ici, que je suis allée au théâtre pour la première fois, découvert le gospel lors d’un concert dans une église américaine, que j’ai dansé sur mes premiers toits (et la magie de la ville prend tout son sens), que je mange la meilleure bouffe du monde, que j’ai roulé n’importe comment en trottinette, que je me suis perdue un nombre incalculable de fois, que je rentre en RER avec le tout paris et sa chaleur humaine, que je me fous de la gueule des bobos parisiens avec des amis mais que j’achète des jus detox et du quinoa en cachette…

Méga chauvine. Je sais.  

Bref, l’éloignement m’a été bénéfique puisque je découvre « qui je suis » réellement en dehors de l’ombre parentale.  C’est en apprenant à vous connaître que vous allez repérer ce qui vous convient, découvrir vos talents, (re)prendre confiance en vous. Plus vous avancerez dans la connaissance de vous-même, et plus vous serez confiant et heureux de vivre malgré les embûches du chemin. C’est donc sur ces magnifiques paroles dignes d’un Vianney sous Prozac que je vous laisse cette semaine. 
Take care ! 

Damn, je suis vraiment bilingue.  

Ah et pardon Maman, pardon Papa, je vous jure que c’est bon, j’ai trouvé mon chemin. ????

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